Tous les articles taggés avec ‘vietnam’

jan 8

Françoise

 

Françoise by Nam (Vietnam, 1972)

 

Comme chaque année pendant les fêtes, je suis allé passer un peu de temps chez mes parents. Comme chaque année on a discuté de tout et de rien, on a mangé, on a bien ri. Comme chaque année, mon père a ressorti des photos de leurs vies, des photos de nous, des photos d’eux. Joyeux anniversaire Maman

 

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sept 1

Happy Birthday, Nam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’après notre livret de famille, ce 1er septembre, nous avons fêté tes 55 ans. Mais quel âge as-tu vraiment aujourd’hui ? Joyeux anniversaire papa, joyeux anniversaire, Nam.

 

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avr 13

Chúc ngon miệng !*

 

Mièn Gà, soupe de poulet aux vermicelles de soja

 

Il y a des choses qui ne changent pas. Des scènes de vie qui restent gravées. Les recettes de ma maman, elles ne changent pas. Ces scènes de vie dans la cuisine, je ne m’en lasse pas. Comme à chaque fois, on tentera de prononcer correctement le nom des plats, sans succès. Rires autour de la table. *Bon appétit !

 

Nems, ou Chả Giò dans le sud du Vietnam

 

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jan 26

CMNM !

 

 

« Les buffles sont issus d’une souche commune qui est asiatique. » 25 janvier ici, 26 janvier là-bas, 2009, l’année du boeuf : Chúc mừng năm mới ! (ou CMNM pour ceux qui comme moi ne savent pas l’écrire de mémoire, avec les accents.)

Personne dans ma famille n’est buffle (1937, 1949, 1961, 1973, 1985, 1997, 2009). Donc quand je pense buffle, je pense plutôt boeuf, et quand je pense boeuf, je pense bouffe. Et quand je pense bouffe, je pense bonne bouffe, et donc je pense à ma maman et ses bons petits plats viets …

 

ma maman, 18 ans (Ho Chi Minh | Vietnam, 1972)

 

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nov 14

Léo is not a Leo, she’s a Dragon.

James à 01:05 ( Graphism,Photos ) 6 commentaires

ma grande soeur Léonie, un an avant ma naissance

 

30 ans plus tard, elle prendra sa propre fille en photo, arborant cette même bouille de gamine heureuse et joueuse. Ce que j’aime chez ma soeur, c’est son caractère de feu. Au sens propre du terme. J’ai toujours eu le sentiment d’être totalement protégé quand elle était avec moi, sans savoir pourquoi. Puis on m’a conté les signes astrologiques chinois, et j’ai appris qu’elle était Dragon. D’après les écrits, les Dragons de 76′ seraient même des « Double Dragon ». Un Dragon de Feu, le Dragon des Dragons. Mais bon, comme pour la plupart des gens, les horoscopes, l’astrologie sont pour moi des choses qui se limitaient à la dernière page du journal quotidien et à ces petites phrases qui dictaient, à qui voulaient bien les lire, les semaines à venir. Cependant d’un point de vue purement graphique et fantastique, les représentations, dessins et figures qui illustrent ces croyances m’ont toujours fascinées. Et le Dragon, forcément, il m’impressionnait beaucoup.

 

moi et ma soeur. omagad le combo de rayures u_u

 

En grandissant, son sourire malicieux s’est endurci. Petit à petit, sa chevelure la rapprochait de cette représentation majestueuse du signe le plus puissant des douze signes de l’astrologie chinoise. Et même si je ne crois pas vraiment en tout ça, je me surprends à trouver que ce signe, il lui va vraiment bien à ma soeur. Au fil des années, j’ai vraiment eu l’impression qu’elle allait cracher du feu sur ceux qui oserait se mettre sur son passage … et à côté de ce caractère naturel à vouloir faire ce qu’elle voulait de sa vie, elle représentait pour tout son entourage LA féminité. D’ailleurs la plupart de mes camarades de classe l’ont d’abord vu nue à travers les toiles de mon père, avant de la voir en vraie …

mon père, le peintre vs ma soeur, le dragon

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oct 28

Papa Segura Barcelona

Plaça de la Sagrada Família, Barcelona

On en tombe forcément amoureux. Son doux nom chantant sonne à l’oreille comme une invitation à la danse. Barcelona, la belle. Comme beaucoup, je l’ai découverte dans L’Auberge Espagnole. On y est ensuite allé avec des amis, pour voir ça de nos propres yeux. Il y a des films qui vous marquent à vie, comme celui là, ou encore le dernier Woody Allen, que nous sommes allés voir hier soir, Vicky Cristina Barcelona. J’aime ce sentiment étrange que l’on ressent lorsque l’on reconnaît les rues, les restaurants, les bâtiments, les couleurs …

Je ne vais pas plus m’étendre sur ce film car certains ne l’ont pas encore vu, et j’aime pas les spoilers. Si vous l’avez vu, vous pouvez aller faire un tour chez Mathilde et vous repasser la musique qui accompagne le film avec piquant et douceur. Je profite de cette occasion pour ressortir quelques vieilles photos prises à Barcelone il y a quelques années, lors d’un weekend au coeur des oeuvres de Gaudi. Pour ceux qui ont vu Vicky Cristina Barcelona, j’ai ajouté deux photos à la fin du post qui m’ont rappelé certaines scènes du film … Des scènes marquantes, amusantes, et des points communs avec mon père et ma mère. Forcément, lui l’artiste-peintre-photographe, et elle, la muse inspirante, passionnée et amoureuse …

 

Mosaic from Gaudi’s Casa Batlló, Barcelona

 

Ceiling from Gaudi’s Casa Batlló, Barcelona

 

Lights from Gaudi’s Casa Batlló, Barcelona

 

Papa Cao & Mama Segura (Ho Chi Minh | Vietnam, 1972)

 

My dad, during his first paint exhibition (Ho Chi Minh | Vietnam, 1972)

 

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sept 27

Photographie et impression sur toile

James à 12:52 ( Design,Photos ) 5 commentaires

mon père dans sa chambre (ho chi minh | vietnam, 1970)

Avant la photographie, la passion première de mon père, c’est la peinture. Avec ma mère et ma soeur, on a toujours eu l’impression de vivre dans un atelier d’artiste peintre géant : des pinceaux, des croquis, des tubes de peinture à l’huile, de l’essence de térébenthine, de l’huile de lin et des toiles, des toiles et encore des toiles par centaines. J’éprouve une admiration infinie pour son talent et sa capacité à jouer avec ce support si grand pour moi, qui me contentais plutôt aux feuilles de papier A3 et A4 …

Mais tout comme j’ai voulu découvrir son autre passion qu’est la photographie, j’ai de plus en plus envie d’utiliser ce support pour afficher des photos, photos que l’on retrouve habituellement sous un classique cadre en verre, et beaucoup trop sur nos écrans d’ordinateurs depuis la démocratisation de la photographie numérique …

Pour faire ce pas vers les toiles traditionnelles, Veuch, un graphiste Bruxellois propose depuis quelques temps déjà un service d’impression sur toile pour les artistes, photographes et créatifs en tous genres. Il a par ailleurs lancé avec Zef du Carnet, en parallèle à Manzi, une galerie d’oeuvres originales de graphistes et photographes, imprimées sur toile en édition ultra-limitées : Parlograph. Vous pourrez par exemple vous procurer les oeuvres photographiques de Ji Hen, o0OFF, Rémi Chapeaublanc ou encore Keffer et Lâm. Mais aussi les toiles de graphistes tels que Veuch lui-même, Casajordi ou Cuypi, bien connus chez Lafraise.

On a encore pas mal de murs blancs dans notre appartement, je crois qu’il est temps d’agir …

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mai 27

Born to shoot

« USMC » Ce mot, je l’entends depuis mon plus jeune âge. USMC, c’est un sigle. L’acronyme pour US Marine Corps, le Corps des Marines des États-Unis. Si j’ai entendu ces quatres lettres durant toutes ces années, c’est parceque la photo ci-dessus est une photo de mon père, prise pendant la Guerre du Vietnam. Un vétéran. Mon père est sorti de cette guerre vivant. Malgré la violence de ce conflit que vous avez sans doute vu porté à l’écran avec des films tels que Full Metal Jacket, Platoon ou Apocalypse Now, cette guerre ne l’a pas « détruit », ni physiquement, ni psychologiquement. Il reste passionné aujourd’hui par ce que représente ce sigle pour lui, peut-être sa seconde famille.

« what does not kill you makes you stronger », Nietzsche. Mon père a toujours été un curieux. Facteur aggravant, un curieux passionné. La liste de ses talents est longue et son parcours tout aussi remarquable pour l’époque et le pays : peinture, sculpture, architecture, écriture, dessin, informatique, électronique, musique, programmation, video, son et bien entendu photographie. Un véritable ovni dans ce Vietnam qui l’a vu naître. Ce goût pour l’image, je le tiens forcément de lui, qui m’a élevé dans son monde mené par la créativité. Son équipement photo, il ne s’en séparait jamais. Un véritable chasseur d’images, qui shootait les pellicules sans retenue avec son boîtier Nikon. Le mois dernier, j’ai numérisé et archivé avec lui des milliers de ses photos, illustrant plus de 40 ans de moments de vie entre le Vietnam, la France et les USA. Forcément, on relativise énormément sur ses petits soucis du quotidien par la suite.

L’atelier de mon père regorge d’objets personnels, allant de créations artistiques que vous avez déjà pu voir dans des précédents posts (une peinture, une sculpture), mélangés à des livres qu’on ne croise jamais dans les bibliothèques des gens, en passant par du matériel photo/video/son vintage qui ferait pleurer un acheteur compulsif sur Ebay. Et dans les objets qui ne laissent pas indifférent, il y a ce Fotosnaiper Made in USSR. Un téléobjectif TAIR-3S 4,5/300 massif et lourd, couplé à un boîtier ZENIT 312, monté sur une crosse équipée d’une gâchette pour faire office de déclencheur. Oui, on dirait une arme de guerre hein. Ca m’étonnerait que je puisse sortir dans la rue le 14 juillet pour faire des photos avec. Car c’est pas très rassurant d’avoir ça pointé sur soi.

Ce qui est dommage, c’est que ce Fotosnaiper a subi le coup des années : rouille, poussière, oxydation … il est complètement inutilisable en l’état, du moins pour le boîtier. L’objectif a peut-être une chance d’être sauvé, faudrait que je me penche dessus. Par contre pour l’utiliser, il va falloir bricoler un peu. Un amateur a même fait un tutorial pour adapter le Fotosnaiper à un boîtier Canon. D’autres photos dans la suite

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