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fév 4
Sakura Pigma Micron
La quĂȘte du stylo idĂ©al pour un dessinateur, c’est un peu un Ă©ternel recommencement. Quand j’y repense, j’ai dĂ» passer des heures Ă essayer toutes les marques de stylos disponibles dans les rayons des magasins. En gĂ©nĂ©ral, on commence avec un classique Pilot V-BALL ou sa version HI-TECPOINT. PlutĂŽt polyvalents, avec une encre bien noire, bien fluide. Cependant, passĂ©e l’Ă©tape des brouillons, dĂšs que l’on attaque l’encrage de prĂ©cision, on se rend vite compte que l’encre ne sĂšche pas assez vite, et que le trait n’est pas aussi fin qu’on le voudrait. Alors on tente des produits du genre Pilot G1 qui offrent une finesse de trait assez agrĂ©able. Mais ce stylo Ă un gros dĂ©faut, son encre type « gel » a tendance Ă coaguler sĂ©rieusement, et au bout de quelques semaines, le stylo n’Ă©crit plus correctement.
En regardant du cĂŽtĂ© des architectes et autres professionnels, on dĂ©couvre le monde Rotring. J’ai longtemps dessinĂ© avec malheureusement, en plus d’ĂȘtre des produits plutĂŽt chers, ils sont un vĂ©ritable cauchemar Ă entretenir, pour preuve, ces Ă©quipements fournis par la marque pour les nettoyer car les Rotring fonctionne avec des encres de chine (amĂ©liorĂ©es) qui sĂšchent et bloquent complĂštement le stylo si l’on ne les utilise pas rĂ©guliĂšrement. Par ailleurs, ils sont extrĂȘment fragiles au niveau de la pointe, qui pour les tailles les plus fines, peut atteindre 0.10 mm d’Ă©paisseur.
Le meilleur compromis entre les Rotring et les stylos classiques sont les stylos Sakura Pigma Micron. Ces stylos n’ont que des avantages: encre Ă sĂ©chage rapide, pas d’entretien, noir intense et pointes disponibles en diffĂ©rentes tailles de prĂ©cision: 0.20 mm, 0.25 mm, 0.30 mm, 0.35 mm, 0.40 mm, 0.50 mm. Le rendu des diffĂ©rentes tailles est bluffant. C’est simple, les traits semblent sortir d’une imprimante. De nombreux dessinateurs et mangakas amateurs ou pros ne les quittent plus. Disponibles dans la plupart des boutiques dĂ©diĂ©es au matos artistique, beaux-arts and co’.
Et pour info, le mois prochain commence le Hanami, période à laquelle on peut admirer les cerisiers en fleurs (sakura en japonais), fleurs qui servent de logo à ces stylos 
jan 6
A Ghost in the Shell ?
Le jour oĂč j’ai croisĂ© ce crash test dummy (cliquez sur la photo pour la voir en grand), j’ai immĂ©diatement pensĂ© au chef-d’oeuvre de Masamune Shirow, Ghost in the Shell. Je crois avoir achetĂ© le premier tome le jour mĂȘme de sa sortie en france au milieu des annĂ©es 90, et je me souviens encore de la plupart des pages ! GITS, c’est une rĂ©flexion sur les relations hommes/machines poussĂ©e Ă son paroxysme. Shirow, c’est aussi des notes Ă rallonge sur le bord des pages, qui sont presque plus importantes parfois, que les textes dans les bulles. Mais il faut dire qu’avant GITS, j’Ă©tais dĂ©jĂ fan de son travail sur Appleseed.

Comme pour toute oeuvre papier Ă succĂšs, dĂšs que l’on parle d’adaptation en film ou animation, on craint le pire. Le problĂšme pour GITS, c’est le gap qu’il y a entre le ton des passages psycho-meta-philoso-robotiques, et les passages fun typiquement mangas, arborant une lĂ©gĂšretĂ© digne d’un Dr Slump. Dans la version papier de GITS, il y a des passages complĂštement dĂ©lirants, par exemple avec les Fuchikomas, ces vĂ©hicules d’interventions dĂŽtĂ©s d’une intelligence artificielle, imaginĂ©s par Shirow. Alors effectivement il y a quelques tentatives d’introduction d’humour dans les films, mais voir le major faire des grimaces toutes les 15 min, ça ne pouvait pas coller avec le format et le ton choisi pour les films. On retrouve un peu de ces Ă©lĂ©ments dans la sĂ©rie, GITS Stand Alone Complex, mais on se marre quand mĂȘme plus avec les tomes papier. Non mais franchement, ces gueules d’oignons qu’ils ont c’est terrible














