Tous les articles taggés avec ‘ghost’
avr 5
Ghost City
On m’avait prévenu. J’ai pu vérifier sur place: Dallas, c’est déprimant. Ca a commencé à l’aéroport, avec un avion à moitié plein, des zones d’embarquements vides, comme si personne ne voulait s’y rendre. Quelque-soit l’heure de la journée, cette ville semble être vidée de toute âme humaine. Peu de voitures sur les routes, 1 ou 2 personnes qui attendent aux feux pour traverser les rues désertes, des fast food difficiles à trouver (1 tous les 5 buildings, wtf), où on y fait pas la queue tellement ils sont vides. Même l’hôtel semblait vide. J’ai croisé une seule voiture de police sur 4 jours. Il n’y a que le soir, dans certains endroits et quartiers précis, où l’on peut croiser du monde, comme si toute la ville s’était donnée rendez-vous au sports bar tendance pour voir le match de basket ou de foot us de l’équipe locale. Et encore, c’était le weekend.
En discutant avec d’autres américains non originaires de Dallas ou du Texas, même eux trouvaient la ville « weird » et « sooo depressing ». Personne n’avait envie d’y rester plus longtemps. On s’est tout de même bien marré avec les locaux et les gamers du Circuit Pro MLG. Et 32°C avec un ciel bleu, c’est quand même très agréable. Par contre la clim dans tous les bâtiments m’a tué. Thx for the fun, see you later in NYC.
avr 8
Ghosts : blond or black hair ?
« i see dead people » Cole Sear, 1999, Le sixième sens Comment vous les appelez vous, les films de fantômes ? Films d’horreur ? Films d’épouvante ? Films de peur ? C’est ultra kitsh tout ça n’est-ce pas ? Et oui, y’en a pas un pour rattraper l’autre: c’est cheap. On s’imagine de suite des draps blancs, des monstres en carton, du sang ketchup, des scènes qui tiennent pas la route une seconde. Alors si depuis les débuts du cinema, les fantômes ont souvent été matérialisés par des femmes transparentes en robe blanche, blondes parfois; et pour la plupart précédemment assassinées dans d’atroces souffrances pour des motifs complètement injustes, les rendant vraiment très méchantes; il y a un film qui a redistribué les cartes, et pas qu’à moitié. Ce film, vous l’avez sûrement tous vu, c’est Ring, sorti en 1998 au Japon. La fameuse histoire d’étudiants mourant 7 jours après le visionnage d’une cassette VHS maudite. Brrr. Ou pas. Par contre si vous ne l’avez pas vu, comme pour beaucoup d’autres films japonais qui ont marché, Hollywood a décidé d’adapter ce film culte en version « occidentale » donc ne vous faites pas avoir: Le Cercle | The Ring est une adaptation US !

Ce film a donc instauré un style unique aux fantômes du cinéma japonais: de longs cheveux noirs lisses, tombant sur le visage pâle d’une fille au regard inquiétant, quand on peut voir ses yeux. Il suffit de voir le nombre de pellicules (et de parodies) qui ont été inspirées par ce nouveau personnage d’épouvante pour s’en convaincre: les deux autres Ring (et leurs versions US à éviter), Dark Water, Ju-on: The Grudge 1 & 2 (et leurs versions US aussi, toujours à éviter), Kairo (je reviendrai plus tard sur ce film qui mérite un post dédié à lui seul) et même des jeux video comme F.E.A.R, où l’utilisation de ce personnage terrifiant est vraiment réussie. Quand j’y repense, elle m’aura fait avoir quelques sacrées frayeurs entre deux frags cette gamine aux cheveux longs … un jeu qui porte bien son nom !
Mais le drâme pour toutes ces productions, c’est qu’elles ne seront jamais « originales », dans le sens où l’on en viendra toujours à les comparer au premier, à Ring, le vrai, le seul. Cependant ils ont l’air d’avoir la foi à Hollywood, car ils sont actuellement en train de préparer The Grudge 3, projet heureusement lâché par le réalisateur et scénariste originel des deux précédents volets japonais. Hum.
jan 6
A Ghost in the Shell ?
Le jour où j’ai croisé ce crash test dummy (cliquez sur la photo pour la voir en grand), j’ai immédiatement pensé au chef-d’oeuvre de Masamune Shirow, Ghost in the Shell. Je crois avoir acheté le premier tome le jour même de sa sortie en france au milieu des années 90, et je me souviens encore de la plupart des pages ! GITS, c’est une réflexion sur les relations hommes/machines poussée à son paroxysme. Shirow, c’est aussi des notes à rallonge sur le bord des pages, qui sont presque plus importantes parfois, que les textes dans les bulles. Mais il faut dire qu’avant GITS, j’étais déjà fan de son travail sur Appleseed.

Comme pour toute oeuvre papier à succès, dès que l’on parle d’adaptation en film ou animation, on craint le pire. Le problème pour GITS, c’est le gap qu’il y a entre le ton des passages psycho-meta-philoso-robotiques, et les passages fun typiquement mangas, arborant une légèreté digne d’un Dr Slump. Dans la version papier de GITS, il y a des passages complètement délirants, par exemple avec les Fuchikomas, ces véhicules d’interventions dôtés d’une intelligence artificielle, imaginés par Shirow. Alors effectivement il y a quelques tentatives d’introduction d’humour dans les films, mais voir le major faire des grimaces toutes les 15 min, ça ne pouvait pas coller avec le format et le ton choisi pour les films. On retrouve un peu de ces éléments dans la série, GITS Stand Alone Complex, mais on se marre quand même plus avec les tomes papier. Non mais franchement, ces gueules d’oignons qu’ils ont c’est terrible



















