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déc 19
Hollymood
Arf, les soirĂ©es au cinĂ©ma. A chaque sĂ©ance, le mĂȘme problĂšme, le mĂȘme dilemme, le mĂȘme dĂ©fi : arriver Ă l’heure pour ĂȘtre bien placĂ©, tout en s’exposant fatalement aux trailers des films Ă venir, et tenter de les Ă©viter. Ce n’est pas une grande nouvelle, je dĂ©teste me faire spoiler, voir un trailer, voir une scĂšne clĂ©, comprendre un Ă©lĂ©ment du scĂ©nario d’un film Ă venir. J’en suis arrivĂ© au point d’Ă©viter les discussions, les teasers, voire de regarder les affiches dans la rue. 
Oui, j’aime dĂ©couvrir un film Ă blanc. J’aime vivre le scĂ©nario tel qu’il a Ă©tĂ© pensĂ©, tel qu’on a souhaitĂ© m’y amener. Me prendre les final twists en pleine gueule, de dĂ©couvrir les acteurs choisis, d’ĂȘtre déçu en live par une scĂšne prĂ©tentieuse ou foirĂ©e, de tripper sur un epic combo de mouvements de camĂ©ra, de SFX et de soundtracks bien choisies.
Paradoxalement, une fois les films visionnĂ©s, je me repasse parfois leurs trailers des dizaines et des dizaines de fois. Je n’ai rien contre les trailers, dont j’adore l’Ă©nergie et le rythme. Mais clairement, ils en montrent beaucoup trop. Et pour rester dans cette mood Hollywoodienne, quelques vidĂ©os :
50 trailers mixĂ©s dans un montage qui pourrait se faire passer pour la super production au plus gros budget de l’univers, c’est Trailer Cut, 3min50 de plans Made in Hollywood :
Une vidĂ©o qui a fait le tour du monde, le Stargate Studios Reel ou comment vous faire comprendre qu’on fait beaucoup de choses avec un fond vert :
Et en parlant de fond vert, le trailer d’Avatar, le blockbuster de cette fin d’annĂ©e, vu hier. Mon avis sur le film en 140 caractĂšres.
Bon weekend et bonnes séances 
fév 23
The (Ultimate) Wrestler (Warrior)

Comme pour Slumdog Millionnaire, on va Ă©viter de spoiler « le » film du moment dans ce post. ArrĂȘtez-vous ici si vous n’aimez pas entendre parler d’un film (mĂȘme un peu) avant de le voir. [edit] : ça spoile dans les commentaires
Je l’ai vu, j’ai aimĂ©. Je n’ai pas encore lu les critiques et avis sur ce film, je ne sais donc pas aujourd’hui si j’ai aimĂ© ce film pour les mĂȘmes raisons (elles sont nombreuses) que les autres. En appliquant ma rĂšgle anti-spoiler « lire uniquement le titre d’un film et aller le voir », j’ai quand mĂȘme Ă©tĂ© un peu aiguillĂ© sur le sujet, qui m’a rappelĂ© que j’ai Ă©tĂ© fan de catch quand j’Ă©tais gosse …
Dans les annĂ©es 80, il fallait ĂȘtre abonnĂ© Ă Canal+ pour pouvoir suivre les retransmissions des matchs de la WWF (World Wrestling Federation, aujourd’hui World Wrestling Entertainment). Un pur show Ă l’amĂ©ricaine, menĂ© de A Ă Z par ses organisateurs et catcheurs, supportĂ©s par un nombre impressionant de fans, dont moi, le gamin qui rĂȘvait d’avoir les figurines officielles de l’Ultimate Warrior, Hulk Hogan ou encore de l’Undertaker. J’avais mĂȘme fabriquĂ© un petit ring en bois avec de vraies cordes, pour refaire les matchs dans ma chambre 

Le thĂšme du film et son personnage principal rappelleront forcĂ©ment aux connaisseurs l’histoire et le look de Brian James Hellwig aka The Ultimate Warrior, star de la WWF de l’Ă©poque, que l’on retrouvera mĂȘme dans l’Ă©dition #14 de JPG Magazine et son sujet « Fanatic », regroupant des clichĂ©s de collectionneurs et de passionnĂ©s dans divers domaines. Le numĂ©ro est toujours disponible Ă la lecture ici et en tĂ©lĂ©chargement ici.

fév 4
sl[spoiler]og mi[spoiler]re

Ceux qui me connaissent savent Ă quel point je hais me faire spoiler le scĂ©nario ou le pitch d’un film. Ceux qui me connaissent savent que je fais tout pour Ă©viter les teasers, trailers, critiques, previews et autres sources d’infos avant de voir un film qui m’intĂ©resse.
Hum. Comment savoir qu’un film m’intĂ©resse sans mĂȘme savoir de quoi il parle ? Easy. Je la joue Ă l’ancienne : intuition Ă la lecture du titre, et coup d’oeil rapide Ă l’affiche du film. Alors oui, je prends le risque de perdre 2h devant un film de merde, ou pas si bien qu’il en avait l’air. Mais ce sont les rĂšgles de ce jeu. C’est le prix Ă payer pour parcourir le scĂ©nario tel qu’il a Ă©tĂ© pensĂ©, construit, Ă©crit, filmĂ©. C’est comme ça que j’aime le cinĂ©ma.
Je n’Ă©crirai donc rien sur Slumdog Millionaire, le dernier film de Danny Boyle (Trainspotting, The Beach, 28 Days Later). Comme beaucoup, j’ai aimĂ©, pour plein de raisons. On en reparle plus tard. Bon film !
[edit] : ça spoile dans les commentaires

avr 8
Ghosts : blond or black hair ?
« i see dead people » Cole Sear, 1999, Le sixiĂšme sens Comment vous les appelez vous, les films de fantĂŽmes ? Films d’horreur ? Films d’Ă©pouvante ? Films de peur ? C’est ultra kitsh tout ça n’est-ce pas ? Et oui, y’en a pas un pour rattraper l’autre: c’est cheap. On s’imagine de suite des draps blancs, des monstres en carton, du sang ketchup, des scĂšnes qui tiennent pas la route une seconde. Alors si depuis les dĂ©buts du cinema, les fantĂŽmes ont souvent Ă©tĂ© matĂ©rialisĂ©s par des femmes transparentes en robe blanche, blondes parfois; et pour la plupart prĂ©cĂ©demment assassinĂ©es dans d’atroces souffrances pour des motifs complĂštement injustes, les rendant vraiment trĂšs mĂ©chantes; il y a un film qui a redistribuĂ© les cartes, et pas qu’Ă moitiĂ©. Ce film, vous l’avez sĂ»rement tous vu, c’est Ring, sorti en 1998 au Japon. La fameuse histoire d’Ă©tudiants mourant 7 jours aprĂšs le visionnage d’une cassette VHS maudite. Brrr. Ou pas. Par contre si vous ne l’avez pas vu, comme pour beaucoup d’autres films japonais qui ont marchĂ©, Hollywood a dĂ©cidĂ© d’adapter ce film culte en version « occidentale » donc ne vous faites pas avoir: Le Cercle | The Ring est une adaptation US !

Ce film a donc instaurĂ© un style unique aux fantĂŽmes du cinĂ©ma japonais: de longs cheveux noirs lisses, tombant sur le visage pĂąle d’une fille au regard inquiĂ©tant, quand on peut voir ses yeux. Il suffit de voir le nombre de pellicules (et de parodies) qui ont Ă©tĂ© inspirĂ©es par ce nouveau personnage d’épouvante pour s’en convaincre: les deux autres Ring (et leurs versions US Ă Ă©viter), Dark Water, Ju-on: The Grudge 1 & 2 (et leurs versions US aussi, toujours Ă Ă©viter), Kairo (je reviendrai plus tard sur ce film qui mĂ©rite un post dĂ©diĂ© Ă lui seul) et mĂȘme des jeux video comme F.E.A.R, oĂč l’utilisation de ce personnage terrifiant est vraiment rĂ©ussie. Quand j’y repense, elle m’aura fait avoir quelques sacrĂ©es frayeurs entre deux frags cette gamine aux cheveux longs … un jeu qui porte bien son nom !
Mais le drĂąme pour toutes ces productions, c’est qu’elles ne seront jamais « originales », dans le sens oĂč l’on en viendra toujours Ă les comparer au premier, Ă Ring, le vrai, le seul. Cependant ils ont l’air d’avoir la foi Ă Hollywood, car ils sont actuellement en train de prĂ©parer The Grudge 3, projet heureusement lĂąchĂ© par le rĂ©alisateur et scĂ©nariste originel des deux prĂ©cĂ©dents volets japonais. Hum.
mar 31
Lense.fr: Pop me Back to the Future
« Les voyages dans le temps sont beaucoup trop dangereux. Mieux vaut que je me consacre Ă l’Ă©tude de l’autre grand mystĂšre de l’univers : les femmes. » Doc Emmet Brown, 1989, Retour vers le Futur 2
Hey Doc’, tu sais quoi ? je vais faire comme toi. C’est vraiment trop usant de vouloir rattraper le temps qu’il me manque chaque jour pour faire tout ce que j’aimerais faire. *convecteur temporel ou flux capacitor, pour les intimes* Qui n’a jamais rĂȘvĂ© d’avoir une machine Ă voyager dans le temps ? (ok, pas obligatoirement une De Lorean volante hein). Le temps. J’en parlais dĂ©jĂ il y a quelques semaines, je ne vois plus le temps passer. Et les voyages dans le temps, ça me fascine. RĂ©ellement.
Si il y a bien un type de film que je peux regarder sans aucune modĂ©ration et avec le mĂȘme plaisir, c’est les films sur les voyages dans le temps et les dimensions parallĂšles. MĂȘme si ce sont des bides confirmĂ©s par les critiques ET par le public. Loin d’ĂȘtre un bide, le premier Retour vers le Futur est sorti en 1985, j’ai dĂ» le voir en 88′, c’Ă©tait mon premier film en salle de cinĂ©ma. Genre le film qui te marque Ă vie. Je dois pas ĂȘtre le seul vu le nombre de rĂ©fĂ©rences et de clins d’oeil que l’on peut croiser sur ce film depuis des annĂ©es, que ce soit sur le web ou ailleurs. Ainsi, la trilogie des aventures de Marty McFly est ce qui reprĂ©sente le mieux, pour moi, le cinĂ©ma de « divertissement » : un Ă©quilibre parfait entre action, suspense, espoir, humour, amour, effets spĂ©ciaux et soundtracks qui vous restent dans la tĂȘte, mĂȘme 20 ans plus tard. Raaaah … 
les Nike McFly Ă laçage automatique, le rĂȘve de toute une gĂ©nĂ©ration
La force de cette trilogie, au dĂ©lĂ de la matĂ©rialisation d’objets Ă fantasmes futuristes tel que les Nike ci-dessus, le cultissime Hoverboard ou les voitures volantes, c’est finalement qu’elle permet Ă chacun de s’identifier aux personnages de ses films, en se demandant ce que l’on aurait pu changer dans son propre passĂ©, ou futur. En plus de ça, les films posent de vraies questions existentielles : « paradoxes temporels » ça vous revient ? Et ouais, ça serait quand mĂȘme dommage de modifier son passĂ© au point de ne plus exister soi-mĂȘme dans son futur, hein Marty ? Enfin bon, avant que tout ça puisse ĂȘtre possible … bref, il y a beaucoup d’autres films que j’aime bien sur le sujet, tel que Un jour sans fin, L’effet Papillon, la trilogie Terminator, Minority Report, Entre deux rives … ou des sĂ©ries comme Heroes, Lost, Sliders, Code Quantum, Demain Ă la une, Terminator : the Sarah Connor Chronicles et d’autres qui me reviendront dans un futur proche. Hum.
Tout ça pour dire que j’ai pas le temps d’aller au cinĂ©ma en ce moment, alors que Please be kind, Rewind continue de recevoir des critiques positives un peu partout, il paraĂźt (je ne sais absolument pas de quoi parle ce film, j’ai pour rituel d’Ă©viter les trailers et les synopsys). Et j’en profite pour vous montrer ma contribution photo au dernier We Contest de Lense.fr, dont le thĂšme cette semaine Ă©tait « pop » : un grand pot pop-rouge, imprimĂ© pop-corn Ă l’intĂ©rieur.












