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mai 16
Truc-Anh, Triple Lombric
C’est officiel, amh totally-o-verbooked ce mois-ci. Mais il y a des rendez-vous qui ne se manquent pas. Jeudi soir, j’ai rencontrĂ© l’univers de Truc-Anh, au vernissage de son expo Triple Lombric. La sĂ©rie de photos 88 Doors vous soufflera par ses Ă©chelles, ses dĂ©tails, son format d’impression: 1,50 x 1,50 m. Et quelque soit votre ressenti face Ă la seconde sĂ©rie de l’expo, L’OpĂ©ra de Stanley ne vous laissera pas non plus indiffĂ©rent. D’autres travaux vous attendent lĂ -bas jusqu’au 31 Mai. Bravo.
+ Truc-Anh, Triple Lombric
+ Du 14 au 31 Mai
+ Les VoĂ»tes, 19 rue des Frigos – Paris 13Ăšme
sept 27
Photographie et impression sur toile
Avant la photographie, la passion premiĂšre de mon pĂšre, c’est la peinture. Avec ma mĂšre et ma soeur, on a toujours eu l’impression de vivre dans un atelier d’artiste peintre gĂ©ant : des pinceaux, des croquis, des tubes de peinture Ă l’huile, de l’essence de tĂ©rĂ©benthine, de l’huile de lin et des toiles, des toiles et encore des toiles par centaines. J’Ă©prouve une admiration infinie pour son talent et sa capacitĂ© Ă jouer avec ce support si grand pour moi, qui me contentais plutĂŽt aux feuilles de papier A3 et A4 …
Mais tout comme j’ai voulu dĂ©couvrir son autre passion qu’est la photographie, j’ai de plus en plus envie d’utiliser ce support pour afficher des photos, photos que l’on retrouve habituellement sous un classique cadre en verre, et beaucoup trop sur nos Ă©crans d’ordinateurs depuis la dĂ©mocratisation de la photographie numĂ©rique …
Pour faire ce pas vers les toiles traditionnelles, Veuch, un graphiste Bruxellois propose depuis quelques temps dĂ©jĂ un service d’impression sur toile pour les artistes, photographes et crĂ©atifs en tous genres. Il a par ailleurs lancĂ© avec Zef du Carnet, en parallĂšle Ă Manzi, une galerie d’oeuvres originales de graphistes et photographes, imprimĂ©es sur toile en Ă©dition ultra-limitĂ©es : Parlograph. Vous pourrez par exemple vous procurer les oeuvres photographiques de Ji Hen, o0OFF, RĂ©mi Chapeaublanc ou encore Keffer et LĂąm. Mais aussi les toiles de graphistes tels que Veuch lui-mĂȘme, Casajordi ou Cuypi, bien connus chez Lafraise.
On a encore pas mal de murs blancs dans notre appartement, je crois qu’il est temps d’agir …
mai 27
Born to shoot

« USMC » Ce mot, je l’entends depuis mon plus jeune Ăąge. USMC, c’est un sigle. L’acronyme pour US Marine Corps, le Corps des Marines des Ătats-Unis. Si j’ai entendu ces quatres lettres durant toutes ces annĂ©es, c’est parceque la photo ci-dessus est une photo de mon pĂšre, prise pendant la Guerre du Vietnam. Un vĂ©tĂ©ran. Mon pĂšre est sorti de cette guerre vivant. MalgrĂ© la violence de ce conflit que vous avez sans doute vu portĂ© Ă l’Ă©cran avec des films tels que Full Metal Jacket, Platoon ou Apocalypse Now, cette guerre ne l’a pas « dĂ©truit », ni physiquement, ni psychologiquement. Il reste passionnĂ© aujourd’hui par ce que reprĂ©sente ce sigle pour lui, peut-ĂȘtre sa seconde famille.
« what does not kill you makes you stronger », Nietzsche. Mon pĂšre a toujours Ă©tĂ© un curieux. Facteur aggravant, un curieux passionnĂ©. La liste de ses talents est longue et son parcours tout aussi remarquable pour l’Ă©poque et le pays : peinture, sculpture, architecture, Ă©criture, dessin, informatique, Ă©lectronique, musique, programmation, video, son et bien entendu photographie. Un vĂ©ritable ovni dans ce Vietnam qui l’a vu naĂźtre. Ce goĂ»t pour l’image, je le tiens forcĂ©ment de lui, qui m’a Ă©levĂ© dans son monde menĂ© par la crĂ©ativitĂ©. Son Ă©quipement photo, il ne s’en sĂ©parait jamais. Un vĂ©ritable chasseur d’images, qui shootait les pellicules sans retenue avec son boĂźtier Nikon. Le mois dernier, j’ai numĂ©risĂ© et archivĂ© avec lui des milliers de ses photos, illustrant plus de 40 ans de moments de vie entre le Vietnam, la France et les USA. ForcĂ©ment, on relativise Ă©normĂ©ment sur ses petits soucis du quotidien par la suite.
L’atelier de mon pĂšre regorge d’objets personnels, allant de crĂ©ations artistiques que vous avez dĂ©jĂ pu voir dans des prĂ©cĂ©dents posts (une peinture, une sculpture), mĂ©langĂ©s Ă des livres qu’on ne croise jamais dans les bibliothĂšques des gens, en passant par du matĂ©riel photo/video/son vintage qui ferait pleurer un acheteur compulsif sur Ebay. Et dans les objets qui ne laissent pas indiffĂ©rent, il y a ce Fotosnaiper Made in USSR. Un tĂ©lĂ©objectif TAIR-3S 4,5/300 massif et lourd, couplĂ© Ă un boĂźtier ZENIT 312, montĂ© sur une crosse Ă©quipĂ©e d’une gĂąchette pour faire office de dĂ©clencheur. Oui, on dirait une arme de guerre hein. Ca m’Ă©tonnerait que je puisse sortir dans la rue le 14 juillet pour faire des photos avec. Car c’est pas trĂšs rassurant d’avoir ça pointĂ© sur soi.
Ce qui est dommage, c’est que ce Fotosnaiper a subi le coup des annĂ©es : rouille, poussiĂšre, oxydation … il est complĂštement inutilisable en l’Ă©tat, du moins pour le boĂźtier. L’objectif a peut-ĂȘtre une chance d’ĂȘtre sauvĂ©, faudrait que je me penche dessus. Par contre pour l’utiliser, il va falloir bricoler un peu. Un amateur a mĂȘme fait un tutorial pour adapter le Fotosnaiper Ă un boĂźtier Canon. D’autres photos dans la suite …


















